Voici un extrait du récit d'un débutant "l'ami Tilux".
Longtemps, il a hésité... longtemps, il a économisé pour s'acheter la machine de ses rêves... et le grand jour est enfin arrivé...
... Et ce vélo est arrivé vendredi, directement de l'usine, un vélo assez haut pour pouvoir circuler en ville sans trop de problème de visibilité, pas un foudre de guerre, mais très confortable et équipé pour rouler par tous les temps pour aller bosser.
Hier, l'après-midi fut consacré au remontage du siège, du tube de pédalier, et aux différents réglages.
Je me laissais une bonne nuit avant de faire un essai sur piste.
Donc ce matin, direction un petit coin tranquille (une route transformée en piste cyclable entre une place et une rivière) à 100 mètres de chez moi. Ma femme et ma fille m'accompagnent pour me soutenir dans cette épreuve. Pourvu que j'y arrive, le dernier essai sur un vélo couché remonte au mois de juillet.Nous arrivons sur la piste cyclable. Tiens, des caravanes stationnent sur la place ! Le cirque Amar.
Je chausse mon casque, me couche sur le siège, baisse le guidon, mets un pied sur une pédale...
Oh, un enfant sort du cercle des caravanes pour donner à manger au chien.
Je lâche les freins, appuie sur la pédale, lève l'autre pied... mais elle est où l'autre pédale ?
Perte de vitesse, stop. Je le savais, j'ai tout oublié depuis le mois de juillet, j'ai repris les mauvaises habitudes du vélo droit.
Bon, on recommence !
Tiens, deux enfants sortent des caravanes, non trois, quatre, huit. Ouh la ! J'ai comme une drôle de sensation. J'ai comme le front qui perle. Je remets un pied sur une pédale, lâche les freins, démarre... le pied, le pied, où est cette satanée pédale je suis sûr qu'elle était là y pas dix secondes. Pieds à terre, on recommence.
Bon les enfants sont toujours là, et en plus ils sourient.C'est reparti !... Ben non.
J'entends ma femme et ma fille crier : - Allez Tilux ! Les enfants s'y mettent aussi : - Allez monsieur ! Vingt mètres, cinquante, me voilà au bout de l'allée. Demi-tour, doucement sur le guidon... retour vers la famille et les caravanes.
Allez, go ! Un mètre, deux, aïe le guidon. Mais pourquoi il va à droite le vélo ? Je ne veux pas moi. La bordure de trottoir arrive à grande vitesse, euh... ah oui, les freins. Ouf ! Je m'arrête à 5 cm du trottoir.
Ma fille est au bord des larmes.
- "Pourquoi t'avances pas Papa ?"
Les enfants du cirque sont hilares.
Je suis désabusé.
Je me dis : - "fais le vide, souffle !" Je repense aux conseils des vélocouchistes et de leur première fois.
Ne pas se crisper sur le guidon, avoir le corps décontracté. En un mot : cool.
Facile à dire quand une vingtaine d'yeux louchent sur vous. Je croyais qu'il était calme ce coin.
Pied sur la pédale gauche, quatre doigts effleurant le guidon, le corps reposé sur le siège... On y va !
Un mètre, deux, cinq...
Ca va mieux. Les enfants courent vers le vélo, me posent un tas de questions. J'ai l'impression de venir d'une autre planète. Ils veulent essayer le vélo. J'en installe un sur le siège et pousse le vélo à la main.
Une voix de femme retentit, pas très aimable, et tous les enfants disparaissent.
J'installe ma fille sur le vélo et rentre.
Cet après-midi, j'ai fait un petit tour de trente kilomètres. Je fais maintenant partie de la famille des bentriders.
Tilux.
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Extrait avec la permission de son auteur de laListe vph - vph@ihpva.org
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La plume facile, Tilux provoque le monde des passionnés du vélo-couché...
Bonjour à toutes et tous,
Voici près de deux semaines que j'ai mon vélo couché (un Wizard de Challenge) et près de 250 km que je pédale allongé. Aujourd'hui j'ai remis mes fesses sur un vélo droit, pour des raisons pratiques, et je viens de découvrir les avantages de ce style de vélo.
Sur un vélo droit, on est assis, et quoi de plus naturel pour un humain que de se reposer sur son fondement (même pas mal !).
Sur un vélo droit, on est assis haut perché (même pas peur !) et légèrement penché en avant (toujours pas peur !) pour une meilleure visibilité.
Sur un vélo droit, on est assis haut,... mais on peut baisser la selle pour mettre un pied à terre lorsque l'on s'arrête (non, même pas mal!).
Sur un vélo droit, lorsque l'on rencontre des nids de poules, les bras et les jambes peuvent servir d'amortisseurs (toujours pas mal !).
Sur un vélo droit on est discret, on n'est pas une bête curieuse, on ne suscite aucune curiosité, les automobilistes ne se soucie pas de vous et partage volontiers un morceau de rétroviseur (sympa, mais un peu peur là!).
Sincèrement, je me demande quel avantage vous trouvez à rouler sur un vélo couché.
Tilux
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Salut à toutes et tous,
Alors ça, n'avez-vous pas perçu une pointe de cynisme dans mes propos ?
Je savais que l'amour (pour vos machines) rendait aveugle mais quand même pas à ce point!
Bien sûr, je découvre depuis peu la conduite du vélo couché, mais j'en découvre les avantages et je peux vous certifier que lorsque j'ai repris le vélo droit... j'ai eu quelques sueurs froides.
La position m'a paru d'un inconfort à la limite du supportable, sans parler du comportement des automobilistes (aujourd'hui est la troisième journée de la courtoisie au volant).
Je suis contraint de prendre mon vélo droit ce matin encore mais j'espère que ce sera la dernière fois.
A+
Tilux
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Le jeudi, 17 avr 2003, à 20:40 Europe/Paris, Marc Tauss a écrit :
> Y'a du vrai dans ce que tu dis !!! Personnellement, je roule tous les jours en ville en vélo droit... Et ça comporte effectivement bien des avantages...
Par contre, le vélos couchés pour les distances un peu plus grandes, c'est nettement plus confortable, et pour certain modèles, bien plus rapide...
Avec mon low-racer, je suis toujours agréablement surpris de déposer des gars qui font de la compétition depuis 10 ans sur des vélos de course à 5000 euros...
Question de se faire remarquer, ça peut effectivement être ennuyeux parfois... Mais sympas aussi d'autres... Le coup de frime est garanti... Et puis lorsqu'on voyage, c'est un bon moyen de faire connaissance pour trouver où dormir/manger...
Essaie donc un peu de te recoucher sur deux roues... Quand on y est bien habitué, ça n'offre certainement pas que des inconvénients...
Salut et bonne Pâques !
Marc,
C'était de l'humour. Avant d'avoir un vélo couché, je n'imaginais pas que ça pouvait être aussi confortable et relativement aisé à piloter en ville.
Quand j'ai repris le vélo droit j'ai vraiment été impressionné par les sensations d'inconfort et les frayeurs lorsque les voitures ou les bus doublent.
En une semaine et demie j'ai pris goût au vélo couché, à voir les passants interloqués, les voitures qui prennent deux mètres pour être certain que c'est bien un vélo qu'ils doublent, à parler avec les cyclistes urbains qui veulent en savoir plus sur cette façon de pédaler, à croiser le regard méprisant des VTTiste et autres rouleurs en cuissard et maillot Festina qui n'imaginent même pas qu'un vélo couché peut rouler et rouler bien plus vite que leur monture (je ne parle pas du Wizard) et plein d'autres joies que j'ignorais jusque là.
Amicalement,
Tilux
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Salut à toutes et tous,
En ce dimanche de Pâques et comme digestif après le repas en famille, nous sommes allés, ma concubine (non c'est pas un gros mot) et moi chez Jean-Jacques Duprat. Celui-ci nous attendait pour nous permettre de tester des vélos.
C'était aussi et avant tout une sortie initiatique pour Laurence (ma concubine, donc).
Elle qui se jurait de ne jamais poser les fesses sur un tel engin avant que je ne reçoive ma monture mourait d'envie d'essayer le vélo couché depuis. Mais je lui interdisais formellement de toucher au mien de peur qu'elle ne se vautre lamentablement et n'abîme la si délicate peinture vert pomme de mon Wizard. La raison exacte est que je ne peux pas le régler à sa taille sans devoir couper le tube et qu'étant donnés mes talents de bricoleur je préfère m'abstenir. Je dois avouer aussi que j'en ai assez bavé pour faire passer le câble et la gaine du dérailleur dans les tous petits trous du tube, vraiment petits et bien cachés.
Jean-Jacques avait préparé un Azub avec guidon au dessus, pour Laurence, et pour moi un Fiero de Nazca avec guidon au dessus et Dualdrive.
J'assistais avec un certain plaisir aux tentatives de domestication de l'Azub par Laurence. L'animal ne devait pas avoir été nourrit depuis longtemps, vu la propension qu'il avait à se diriger vers les bas côtés et s'arrêter pour y brouter l'herbe. Malgré cela Laurence parvint à le dompter rapidement. Encore deux longueurs d'échauffement pour elle, un petit tour pour moi, pour avoir le Fiero en main et c'était parti pour une petite balade animée par Jean-Jacques.
Un petit tour sur une portion de "La Loire à vélo".
Un grand bravo au conseil général de Maine-et-Loire pour cet aménagement splendide. A aucun moment nous ne voyons la Loire, nous roulons en contrebas de la levée au milieu des champs. Et même si on était au bord de l'eau on ne pourrait pas profiter du paysage. Il faut sur une partie du parcours constamment regarder la route de peur de déraper sur les gravillons.
Malgré cela Laurence pédalait joyeusement et a avalé 20 km sans broncher n'ayant même pas peur d'affronter un moment la circulation, les démarrages en courbe ou en montée. Elle qui ne fait du vélo que quatre fois par an. L'avenir nous dira si le vélo couché comptera une adepte de plus.
Quant à moi j'ai pu me faire une impression du Fiero. C'est un vélo bas, très bien fait, je le trouve très agréable à conduire, très stable et surtout nerveux. J'ai également essayé le M5 de Jean-Jacques. Le guidon en dessous du siège offre une position des bras très naturelle pour pratiquer le vélo couché et un très bon confort.
Tilux
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