Quel "Confort" choisir?
Le Confort commence par l'amortissement des chocs!...

Le meilleur est l'amortisseur à air souvent employé sur les VTT. Tous les modèles de vélos-couchés ne peuvent pas être montés avec un ce type d'amortisseur. Il faut donc se rabattre sur l'amortisseur hydraulique beaucoup moins cher mais moins efficace et beaucoup plus lourd... Le confort optimal est atteint avec en plus une fourche télescopique mais c'est lourd et cela fait perdre énormément d'énergie. Il existe des amortisseurs très légers comme ceux de Challenge et de HP. Personnellement, je ne suis pas très fan des amortisseurs à l'avant! Un vélo bien équilibré, une bonne mousse doivent suffire au confort moyen...

Le Confort dépend aussi de la longueur de la base.

Une longue base donne un meilleur confort. Les constructeurs canadiens et américains privilégient beaucoup ce type de vélos... "LWB" (Ils promènent souvent des vieux à la barbe grise... certains comprendront!...) En Europe, ces vélos rencontrent peu de succès. Sinner a abandonné sa production de Record et l'excellent Longo de Rainbow est délaissé pour le Lyric. Quelques amateurs européens construisent avec brio selon ce principe.
La base moyenne est la plus vendue. (SWB) Elle offre aussi le plus grand choix sur le marché européen et mondial.

La base courte (un SWB aussi) donne encore moins de confort mais des vélos qui répondent vite aux commandes... c'est aussi une forme de confort pour les Européens. Ce type de vélo fait corps avec son pilote.
Le Confort est aussi un bon siège.
Pour soutenir un dos pendant des heures, il faut un "excellent" siège. Voir la page sur les sièges. Là aussi la polémique existe. "Handicapé du dos" j'apprécie le siège en aluminium de Challenge mais lors des essais, j'ai aussi découvert d'excellents sièges chez Nazca, chez Sinner... Je roule sur un classique Rainbow et maintenant sur un VéloKraft... C'est différent mais correct. En été, pour éliminer la transpiration, il faut encore chercher!... La mousse "kevlar" est un progrès.
La largeur et la longueur du siège doivent être adaptées à la morphologie du cycliste. Challenge offre un triple choix, Optima est encore plus généreux. Tim Biesemans, l'importateur et concepteur belge a construit un banc d'essai fixe.
L'inclinaison du siège dépend aussi des aptitudes physiques du cycliste. Afin d'éviter les maux de nuque, il faut au moins une inclinaison comprise entre 25° et 45° et à condition que le siège offre un redressement suffisant entre les omoplates ce qui n’est pas toujours vrai. On peut corriger les courbes en agissant sur la mousse...
Le dernier né chez HP
Il est important d’acheter un vélo qui permet de modifier cette inclinaison car on apprend facilement à 45° mais ensuite le rendement est meilleur à 30° ou à 25°.
Siège classique de l'Azub
On modifie l’inclinaison du siège de diverses façons : en coulissant le dos du siège sur ses points d’ancrage ou encore en déplaçant l’ancrage supérieur de l’amortisseur, en plaçant un amortisseur d’une longueur différente. Ces modifications prévues sont souvent bien acceptées par le pilote après un temps d’adaptation.
Il est parfois possible de modifier l’inclinaison d’un siège en changeant les points d’ancrage. Évidemment cette « tricherie » est un avantage pour l’aérodynamique mais cause des problèmes de confort au pilote. C’est délicat !

Expériences de modifications:
Sur un Hurricane, c’est inutile de transformer. On défigure l’esthétique du vélo pour un gain ridicule. Néanmoins le constructeur pourrait prévoir plus de points d’ancrage supérieur de l’amortisseur même si le porte-bagages pique du nez (du derrière!). Il faut savoir que l’Hurri devient plus stable avec le cadre abaissé car la chasse de la fourche avant est plus importante.
Sur un Taïfun, Eric Baeten a tenté une modification des points d’ancrage. Il faut dire qu'il s'est fait aider du concepteur du vélo "Manu de ligfiets".
Sur un Shock Proof de M5, Guy Van Escotte avait surélevé l’avant du siège.
Mais combien d’échecs pour quelques réussites…
Dernière modification le 15-Nov-2007